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Destination BUGEAT (19170) ( Corrèze , Limousin , France ) Coordonnées GPS : 45°36'0''N - 1°55'60''E (45.6 - 1.93333)
Le guide touristique de la Corrèze (873 Ko)
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Commune située dans le département de la Corrèze et la région Limousin.
Commune située dans le Parc naturel régional de Millevaches en Limousin sur la Vézère
Ses habitants sont appelés les Bugeacois et les Bugeacoises.
Population 1015 habitants, altitude 684 mètres
Station climatique d'été
Origine du nom :
celte " Buga " signifie littéralement étendue couverte de bruyères (d'où le patois buyge). Sous l'occupation romaine devient Bugacum (= domaine de la bruyère).
Puis, perd sa voyelle finale : Bugeat.
Histoire:
- Des tumulus découverts à Chaleix et à Orlianges sont la preuve d'une installation humaine dès le premier âge du fer.
- Habitat gallo-romain.
- C’est sur une carte du XVIème siècle que l'on relève pour la première fois le nom de Bujac.
La découverte près du Pont des Rochers, d'une pièce de monnaie en or à l'effigie de Néron, d'autres en bronze trouvées au siècle dernier, d'un important dallage, des débris de tuiles et de briques, deux chapiteaux et un fragment de colonne révèlent l'existence d'une imposante villa gallo-romaine qui explique le nom de " Champ du Palais ". Ailleurs ce sont le site de la Ganette, et celui de Coulournat qui ont également livré des vestiges de cette époque.
L'Eglise de Bugeat entreprise au début du XIIème siècle ne s'est achevée qu'à l'époque gothique : la Cuve Baptismale du XlVème a une facture romane, alors que les voûtes du choeur du transept et des chapelles latérales sont de style gothique. La fenêtre située à droite du choeur est même de forme flamboyante. L'Eglise primitive avait la forme d'une croix. La dernière travée a perdu sa voûte dont la clef a été creusée en bénitier. Le clocher, sans doute effondré, a été reconstruit en 1768. L'ensemble a été restauré vers les années 1950.
- Aux XVII et XVIIIème siècles, la paroisse de Bugeat est divisée en deux parties :
- au nord, la Collecte de Bugeat-Ternat dont le seigneur principal est le comte de la Feuillade, et qui a pour ressource essentielle le commerce des moutons. La collecte est une division d'ordre financier et celle de Bugeat-Ternat est rattachée à la Marche.
- au sud, la Collecte de Bugeat rattachée au Bas-Limousin : elle comprend une partie du bourg et les autres villages de la paroisse (à l'exception de Gioux, du Massoutre et d'Orlianges qui font partie de la collecte de Bugeat-Ternat)... Ses co-seigneurs sont le seigneur de Pompadour, le comte de Boisse, seigneur de Treignac (en 1765) et le prieuré de Bugeat dépendant de l'Ordre de Malte.
Ses divisions ne sont pas sans diviser les gens. Chaque village a d'ailleurs son sobriquet : les " credayres d'a Gioux " s'opposent aux " paterlands d'a Mounciaux ". Les villages sont assez nombreux dans la paroisse, certains ont même disparu.
La Révolution française ne semble pas avoir provoqué d'épisodes sanglants à Bugeat. On sait que l'église fut transformée en atelier de salpêtre, le canton devant fournir chaque décade 70 quintaux de cendres... Certains habitants du district participent aux premiers bataillons de volontaires. On relève parmi eux le nom de Pierre Gioux de Bugeat et celui du citoyen Legatte, vicaire-régent de Viam., parti à la tête de 64 volontaires de sa paroisse pour " courir au frontières ". C'est à cette époque que Bugeat fut choisi chef-lieu de canton, ce qui ne manqua pas d'engendrer une vive rivalité avec Tarnac, qui demeurait plus important que Bugeat par sa population et le nombre de ses privilégiés.
- XlVème siècle très forte émigration : les hommes allaient travailler spécialement à Lyon où ils étaient réputés pour leur savoir-faire en matière de construction. Ils partaient aussi à Paris pour y être cocher de fiacres, ou bien encore dans les Landes pour y exercer leurs talents de scieurs de long.
- Dès l'Empire, la gendarmerie est créée (dans l'actuelle rue Turgot), aujourd'hui encore on peut en voir les écuries. La vie du bourg se concentre dans la rue Turgot sur laquelle s'ouvrent les échoppes et les auberges.
- En 1884 les Bugeacois voient passer la première locomotive à vapeur. Tout au long de ce siècle, une famille a lié étroitement son nom à l'histoire de Bugeat : la famille Bayle, propriétaire du domaine de Chaleix, et de la maison qui abrite aujourd'hui " Les Bruyères ", famille qui donna cinq maires à la commune.
- La guerre de 1914-1918 provoque une hémorragie de nos campagnes : Bugeat n'est pas épargné, un grand nombre de ses fils tombent au champ d'honneur (74 noms sont inscrits sur le Monument aux Morts).
Pour être moins sanglante, la Seconde guerre mondiale engendre autant de drames. La résistance de notre région à l'envahisseur sera payée d'un lourd tribut :
Fusillés de Tarnac : le 6 avril 1944 ,une compagnie de la division allemande partant sur le front de Normandie fusille quatre Israélite.
Combats de Marcy.
Le 14 juillet 1944,au cours d'un accrochage avec la brigade Jesser, trois resistants de la 238e compagnie FTPF trouvent la mort a Marcy et six des leurs sont déportés. Avant de partir,les nazis incendient le village.
Fusillés du bois de vergne.
Le 29 avril 1944 ,trois résistants sont torturés puis fusillés par des soldats nazis pour avoir refusé de révéler ou se trouvait leur camp.
Parachutiste de la Fonfreyde.
Dans la nuit du 11 août 1944, les soldats du 3e régiment de parachutistes SAS reprirent contact avec le sol Français,pour lutter contre l'envahisseur nazi,au côtés de leurs camarades des maquis.
Combats des Bordes.
Le 5 mai 1944, la wehrmacht attaque le groupe Lalet cantonné dans le village abandonné des Bordes,qui est inendié.Parmi les résistants ,deux sont tués au combat,un trouve la mort en service,trois sont déportés a Dachau.
Déportés de Gourdon.
Une stèle est erigée à la mémoire de trois resistants déportés de la commune de Gourdon. Une est arrêtée a Paris par les brigades spéciales de Pétain et déportée à Ravensbrück. Un déporté à Buchenwald dans les mêmes circonstance. Un pour être pendu,et finalement déporté à Dachau.
Fusillés de l'Êchameil.
Le 6 avril 1944 quatre habitants du village sont fusillés par des soldats allemands pour terroriser la population qui protége des resistants.
A voir :
- église des XIV et XVe siècle avec un choeur pentagonal classés, croisée et transept, fonts 12ème, portail 18ème. classés.
- habitat gallo-romain.
- vestiges préhistoriques et antiques
- vestiges gallo-romains du Champ du palais.
- tumulus et souterrain-refuge du Chaleix.
- fontaine de dévotion du moulin de Bugeat, dit de Saint-Pardoux.
Sites :
Vallée de la Vézère.
Personnages célèbres :
- Lev Asianovitch Tarassov dit "Henri TROYAT", membre de l'Académie Française depuis 1959 à l'âge de 48 ans, a été marié à une originaire de la commune. Il fit de nombreux séjours à Bugeat et y puisa son inspiration pour son livre "Les semailles et les moissons".
- Alain MIMOUN s'entraina dans ses bois pour gagner le Marathon Olympique en 1956 et a toujours une maison "La Mimounière", où il séjourne souvent. Il a donné son nom au Stade du Centre National d'Entrainement.
Vie locale :
Fête communale : 2ème dim. août.
Foire : 2ème et 4ème jeudis mensuels.
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S'informer : Office de Tourisme, rue Feyt , Tél.: 05 55 95 18 68
| Villes dans un rayon de 25 km | |
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