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Destination AX LES THERMES (09110) ( Ariège , Midi-Pyrénées , France ) Coordonnées GPS : 42°43'0''N - 1°49'60''E (42.7167 - 1.83333)
Le guide touristique de l'Ariège (474 Ko)
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Origine du nom : Etymologie : « aquae » (eau)
Nom ancien : Acqs
« La Perle des Pyrénées » au XIXéme
Le nom de la ville d’Ax est transformé en « Ax les Thermes » par décret présidentiel du 24 décembre 1888
Histoire :
La ville d’Ax est connue pour posséder les eaux les plus chaudes des Pyrénées (77° C), utilisées pour les rhumatismes et voies respiratoires. Traditionnellement, il est dit que son existence remonte avant l’arrivée des romains.
En 987, dans une charte, le comte Arnaud de Carcassonne, fils de Garsinde, donne l’église et les terres d’Ax avec d’autres villages alentours à l’abbaye de Lagrasse dans le cas où il n’aurait pas d’enfant. Cette donation ne fut pas effective. Ax appartiendra au comté de Foix et en sera un consulat.
1241 : le comte de Foix, Roger, donne des privilèges par une charte aux habitants d’Ax (renouvelée et augmentée en 1391 par Gaston Phoebus), alors que la « vila vièlha » est détruite par un incendie
Dès le XIIIème siècle, le 13 octobre 1260, le comte Roger IV, sur la demande de Saint Louis, fonde près du bassin des ladres une léproserie pour soigner les soldats lépreux de retour de Terre Sainte.
A la fin du XIII°, après un incendie, la ville qui se trouvait rive droite de la Lauze, s’édifie entre la Lauze, l’Oriège et l’Ariège. Une enceinte défendue par 8 tours l’entoure.
Au début du 14éme, le catharisme se réveille dans le Sabarthès, avec Pierre Authier, notaire d’Ax, devenu « parfait » ; La répression s’organise : les arrestations sont nombreuses, en particuliers celle de tous les habitants de Montaillou (1318) ; P. Authié sera brûlé en 1311
1586 : épidémie de peste qui fit une centaine de morts, suivie de l’incendie du 14 mai 1587 qui entraîna un exode.
Un nouvel incendie restera dans les mémoires : celui du 15 juin 1615
1651 : soulèvement d’Ax pour arrêter le commandant Marchin qui trahissait le roi pour rejoindre Condé
De nombreuses incursions espagnoles arrivent jusqu’à Ax (en particulier en 1811 et 1812).
Le 20 juillet 1815 : J. François Joseph Thonel d’Orgeix reçoit à Ax le duc d’Angoulême, réfugié à Puigcerda pendant les Cents Jours. Le 30/8/1817, le roi Louis XVIII nomme Thonel « marquis d’Orgeix »
En 1843, des fontaines d’eau chaude sont installées dans le bourg pour faire fondre le neige des rues
En 1880, incendie de la ville : 40 maisons sont détruites. Auparavant, de nombreux incendies sont signalés : en 1355, 1587 (qui détruisit les archives locales), 1615…
1896 : Ax comporte 391 maisons pour 412 ménages et 1545 habitants
L’arrivée du train (terminus en provenance de Foix), le 22 avril 1888, donnera un nouvel essor à cette ville. La construction du transpyrénéen sous le col du Puymorens (les travaux entre Ax et Ripol ayant commencé en 1908) est achevée en juillet 1929. (Visite d’Alexandre Millerand, ministre des Travaux Publics, le 24 septembre 1909)
Mai 1938 : passage de 9 avions bombardiers au dessus d’Ax, Orgeix : origine inconnue ; auraient lâché des bombes non loin de l’usine hydroélectrique d’Orlu
En 1955, un téléphérique relie la RN 20 au Saquet (avant la construction de la route d’Ax à Bonascre) où la station de ski d’Ax-Bonascre (1500-2400m) compte, de nos jours, 75 Km de pistes, 25 pistes, 11 téléskis, 5 télésièges, 1 télécabine
1977 : Destruction de la Porte d’Espagne, dernier vestige de l’Ax médiéval
Viaduc de la déviation : construction 2003/2004 : 28 m de long, 3 travées en béton précontraint ; permet de franchir l’Ariège à 36 m de hauteur
Pour ce qui est du religieux, Ax les Thermes dépend du doyenné de Haute Ariège et du secteur paroissial d'Ax les Thermes comprenant: Ax les Thermes, Ascou, L'Hospitalet, Ignaux, Mérens les Vals, Orgeix, Orlu, Prades-Montaillou, Sorgeat
Ax les Thermes moderne :
- La Station de sports d'hiver Ax-3 Domaines est située sur la commune
- Le Bassin des ladres, au centre de la ville, est alimenté par des sources chaudes sortant de terre à 77 °C. Chaque année à la St Jean les axéens, après s'être dessinés a l'aide de cendres, se baignent dans le Bassin des Ladres pour s'amuser.
A voir :
- Bassin des Ladres : 8 m 70 sur 11 de large (eau sulfureuse), devant l’hôpital St Louis : 13éme. Le comte de Foix fit construire ce large bassin où les soldats qui avaient contracté la lèpre, dans l’expédition d’outre-mer, venaient se soulager.
- L’oratoire de la Vierge, sur l’ancien Roc de la Casale, domine la ville ; fondé le 15 août 1875 par l’abbé Melchior Comminges
- Ruines du Castel Maou (ou dit "château des Maures") : 12éme et 14éme siècles. H. Teisseire nous apporte la précision suivante: "Castel Mau n'est pas un château maure. Le terme de "mau" vient probablement du latin "Magnus" dérivé par l'occitan "majou" ce qui signifie le grand château".
- Vestiges de fortification (porte d’Encaralpou)
- Tour de guet dans un immeuble
- Hôpital St Louis avec chapelle ND des Bains (18éme)
- Eglise St Vincent : 12éme, 17éme, 19éme (vestiges d’abside du 12éme) ; portail et tour du 19éme ; tableau attribué à l’Albane.)
- Chapelle St Jérôme: reconstruite en 1607 sur l’emplacement d’une chapelle du 12éme : actuellement espace culturel
Eglise St Jerôme
Il ne reste que peu de traces de la primitive église du XII° siècle qui a précédé l’église actuelle construite en 1607 par souscription publique pour la Confrérie des Pénitents Bleus. Elle n’a qu’une seule nef sans abside ni chapelles. Le maître-autel est placé contre le mur plat du sanctuaire. Le plafond de bois avec peintures et les lambris des murs de la nef, son maître-autel et son retable en bois doré, sont caractéristiques de l’art du XVII° siècle.
Le clocher-tour, imitant les clochers catalans de la vallée de l’Andorre est surmonté d’un clocheton fixé à la cime du toit d’ardoises à quatre pans qui abrite une cloche.
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S'informer : Office de Tourisme du Pays des Vallées d'Ax, 6 avenue Théophile Delcassé , Tél.: 05 61 64 60 60 Site Web : www.vallees-ax.com
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